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Le billet de Medge

portrait de medge



Medge, notre envoyée spéciale sur le Tourist Trophy

A lire aussi : le récit de Jean Louis,

le billet de Pimpon,

et celui de Nounours

20 et 21 mai 2008 - Départ de l’intendance

Nous voilà donc partis à 2, Nounours (mécano) et moi (intendance "bilingue") pour l’Ile de Man. Le camping car (CC) chargé à bloc, gâteaux apéro compris, de même pour la remorque, moquette "pelouse" comprise, le tout pour 11 m de long à trainer sur 532 kms jusqu’à Calais auxquels nous devons rajouter 538 kms de Douvres à Heysham.
Tout s’est bien passé jusqu’à notre 1er arrêt. Eh oui, il fallait bien que ça commence. Encas, boisson et huile moteur... le CC a demandé à boire et Nounours lui en a refilé 2 litres sinon avertissement lumineux et tout et tout ! (Jean Louis nous a dit après qu’il en avait pas besoin : trop tard). Ensuite Abbeville, 2h après : nous devons aller chercher Pimpon, singe de son métier, à Arras. On rallonge la sauce de 160 bornes. Pas grave, on a la nuit à passer à Calais pour un départ à 5h30. Calais à 2h du mat.
 
niveau d'essence

Problème récurant : trouver de l’essence mais ça va être difficile puisqu’on n’arrive pas par la même route que d’hab. Pas trouvé ! Pour la suite, coup de pot ... Jean Louis vient de nous avertir que le port serait bloqué par les marins pêcheurs et que notre bateau est annulé ! Alors en cherchant de l’essence, on s’enquille sur le parking du port et là, impossible d’en ressortir ! Soyons positifs : il y a un bateau en partance donc on va essayer de le prendre ; pas de problème : nos billets sont modifiés sans surtaxe et on monte. Pour l’essence, vu le prix en France, on verra en Angleterre !
Dur, dur la traversée... pas longue mais nous étions tous fatigués. Pimpon nous averti que nous pourrons dormir sur un parking pas loin du port à Douvres. Alors à l’arrivée, on s’y calle pour dormir : Nounours sur le lit, Pimpon plié en deux sur le canapé et moi par terre dans le couloir, bref : tout va bien. Au petit matin, café tiède et eau chaude avec madeleines : le rêve ! mais tout le monde de bonne humeur pour la suite...

Encore 500 kms vers Heysham. Nounours au volant, pas inquiet du tout du changement de sens, prend les ronds points les 2 doigts dans le nez et il aime ça en plus !... Décontractés jusqu’au bateau pour l’Ile de Man. Du coup nous le prenons avec 1 jour d’avance.
On sent que le pilote est fatigué. Environ 5h de traversée : on croit qu’il va dormir. Que nenni ! nous non plus d’ailleurs ; on a même essayé le café mais c’était pas une réussite ! Trois litres d’eau et une cuillère à soupe de café plus loin, voilà donc et enfin Douglas, le lieu saint des courses sur route. Il est 18h et nous sommes mercredi.

Pimpon, que nous ne connaissons pas plus que ça, est une mine d’information et de bêtises en même temps... Pompier (d’où son surnom) sur site Seveso 2, il a eu l’agréable surprise d’être licencié juste avant le TT pour avoir eu son permis de conduire supprimé pendant 4 mois en 2006 ! Très désagréable... Toujours est-il qu’il est sympa et que grâce à lui, nous arrivons à nous débrouiller dans la langue et dans l’organisation.

A l’entrée du paddock, Paul nous fait la remise des pass et la mise en place des véhicules : oh surprise : nous sommes dans un terrain en pente, tout biscornu et pas avec les français ! Explications en anglais ... et toujours avec le sourire parce qu’ils sont tous sympas pour l’instant. Il nous trouve une autre place en pente et on s’installe. Ouf ! Et on en a bavé : qui dit terrain en pente dit calage ! le CC a du mal à trouver son niveau et la remorque encore plus. Le terrain glisse et il faut prévoir que s’il pleut, ce sera pire encore ! Nous avons galéré pour le montage et nous sommes maintenant très fatigués mais il fait beau. Il nous reste le barnum à monter pour demain.

Nous arrêtons à 22h avec l’apéro chez les Leblond qui nous ont invité pour l’anniversaire de leur fille qui courre au Vigeant en même temps que Jean Louis. Puis dîner rapide et vive la nuit !

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22 mai 2008 - Installation

paddock

Levée au petit jour sans effort et avec les mouettes. Petit déj sympa et nous pensons déjà au pré-contrôle technique prévu ce matin dans le barnum. Un peu de stress, ça fait pas de mal !

Nous montons le barnum qui a dû s’envoler 2 ou 3 fois car le vent d’ici ne nous laisse pas de répit. Une fois monté et sanglé au sol, nous mettons à l’abri le side car et les hommes s’activent autour : vérification de l’état général car il faut qu’il présente bien au premier coup d’½il !
Nounours vide le fond plat sous le side puisque nous avons ramené du gravier du Bugatti : quelle idée d’avoir fait un super revêtement sur Maison Blanche et d’avoir mis du gravier juste sur les 50 m de l’entrée... les pneus sont chauds et ramènent le gravier par brouette... Nounours s’occupe aussi de la petite fuite d’huile sous le moteur : il lui manque des joints alors ils sont partis à la chasse aux joints et il y a tout ce qu’il faut sur le paddock.

Dans l’après midi, petit tour de paddock histoire de voir où se trouve qui. Le pré-contrôle n’est toujours pas passé : on verra ça demain !

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23 mai 2008 - On visite


Levée 8h. Les hommes partent à la douche et je décide de partir avec eux. Rien à dire sur l’entretien des toilettes et douches ; par contre, il y a un code et je ne le connais pas : une jeune femme ouvre de l’intérieur, tant mieux ! Les douches sont à jeton mais j’essaye de tourner le robinet sans succès. Tant pis : lavage au lavabo et je verrais plus tard pour les jetons. Une fois sortie, les hommes ont bien ri : il y a effectivement un code mais il n’y a pas de jeton. Ils ont pris une bonne douche chaude mais pas moi, quand on n’est pas douée !

Nous n’avons rien de prévu aujourd’hui alors nous nous sommes organisés pour savoir s’il était possible de faire avancer les démarches avant que le pilote n’arrive. J’ai pu faire l’administratif, Pimpon a pu faire contrôler son matériel et Nounours a fait enregistrer le transpondeur.

En ce qui concerne le contrôle du matos, j’ai pu y assister : ils inspectent les coutures des gants et des combines, vérifient la dureté des protections (style protège articulation sur les gants), contrôlent la tenue du casque sur la tête et l’embout des bottes pour les passagers.

Sinon un problème d’assurance comme d’hab à résoudre : pour le TT, l’organisation estime que les garanties de rapatriement et de traitement médical françaises ne sont pas suffisantes. Nous devons donc non seulement contracter une assurance en France pour toutes les courses courues dans la saison mais aussi, spécialement pour le TT, une seconde assurance qui complètera les garanties françaises : 50 euros pour la France et 50 livres pour l’Angleterre !

Le port de Douglas, ile de Man
Nous sommes passés au TT Supporters Club pour Pimpon parce que contre une inscription à 15 euros et une signature sur un livre d’or, ils donnent à chaque concurrent un sac avec des colsons, du scotch américain, un polaire TT et d’autres petites choses qui peuvent servir... Nous avons pu discuter 30 secondes avec Rose, l’épouse de Roy Hanks, l’un des plus anciens compétiteurs du TT et je crois qu’il en a déjà couru plus de 40 ! Chapeau bas...
Pas de grosses têtes ici : nous croisons Molyneux, Crowe ou Klaffy et ils discutent, rient ou conseillent sans problème.

Nous avons décidé de passer l’après midi à découvrir Douglas, tous les trois : Pimpon devant et nous derrière. Il connaît tous les recoins. Jolie petite ville du bord de mer avec ses maisons en briques rouges, ses ravalements de couleurs bizarres, ses ruelles aux poubelles alignées et surtout ses jardins dessinés à la règle. Nous n’avons fait que survoler les magasins et les prix semblent plus élevés mais en y regardant de plus près, ils sont sensiblement les mêmes qu’en France. On verra ça plus tard... Il nous traîne jusqu’au port puis vers le petit train. Quand on regarde les côtes à partir de la mer, elle semble dodue avec ses monts tous ronds et ses champs ressemblent à des jardins récemment tondus. De temps en temps, des tâches blanches : des moutons. Douglas est adossé à tout ça et paraît être à l’abri.

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24 mai 2008 - Un CT "pour voir"

Après déj et douches, les hommes ont travaillé sur le MR. Qui du poly et qui du colson... Même moi, j’ai joué du couteau. Buzzy matinée ! L’après midi a vu les hommes continuer sur le side pour pouvoir passer un contrôle technique (CT) le soir sans prendre le départ.

Eh oui, déjà 1er jour des essais ! CT obligatoire avec transpondeur avant chaque essai. Nounours et Pimpon étaient d’accord pour essayer de passer un CT sans courir, juste pour voir. C’est chose faite. Ils ont soulevé le SC, regardé tous les recoins style attaches du pot d’échappement, fond plat, dureté amortisseurs, arrêts de tous les bouchons, etc..., et rien à dire : il pourra prendre le départ.

Une fois le side ramené dans son nid par Nounours (il est fier, le Nounours), Pimpon nous emmène voir les essais dans la compression de Bray Hill (juste après la ligne de départ mais loin à pied !). Très impressionnant quand il s’agit des solos : je voulais connaître la vitesse et il m’a été répondu par MIG : environ 300 pour les solos et 250 pour les sides ; non, non, ça va pas vite !
Sacrée compression : une descente bien sûr puis un trou, une légère remontée avec un trou en haut et une autre remontée avec une descente derrière. Les solos y laissent tous une partie du sabot et pour les sides, le dessous du fond plat. "Amaising !" disent-ils ici...

Après les essais, nous rentrons gentiment en passant chez les Leblond, les Huet et les Montagner pour prendre la température. Tous la même phrase : "c’était bien !". Ca se fête : "rosé, SVP" merci Jean Claude Huet. Diner puis Guiness dans un pub au dessus de la ligne de départ (c’est mon "versaire") ; merci les copains.
 

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25 mai 2008 - Le tour de l'ile

paysage de l'ile de Man
Ce matin, Nounours a le briefing des mécanos à 10h30. Nous allons peut être comprendre quelque chose à tous les deux. No problem ! sécurité, huile, essence, présence en parc fermé (PF) et procédure de départ : tout est avalé, avec quelques arêtes, mais nous nous en tirons bien. Du coup, en sortant, nous allons faire le tour des stands de fringues estampillés TT ; c’est le même prix qu’en ville ! on n’ira donc pas plus loin pour les souvenirs.

Retour au CC pour manger tous les deux puisque Môssieur Pimpon, qui a fait la grasse mat pendant qu’on buchait notre anglais, se paye une balade de son côté avec des potes. Pas grave : on avait décidé de faire le tour de l’ile.

C’est chose faite : une ile bien dodue comme je le disais au départ, et quelque fois les monts sont tellement ronds et bien entretenus qu’on a l’impression qu’ils ont mis de la moquette ! Dans les montagnes, les moutons ont dû manger du charbon parce qu’ils ont tous la tête noire mais, par contre, je n’ai jamais vu des moutons aussi bien couverts !

cotes de l'ile de Man

Là haut, on peut dire qu’il fait froid et le vent est glacial. Nous sommes montés à la statue de Dunlop bien sûr et la caméra bougeait avec le vent... et c’était magnifique.

Sur les 66kms de spéciale, il faut voir les champs délimités par des murets ou des haies d’épineux (on dirait un puzzle), les maisons de toutes les couleurs (toit bleu, ravalement vert ou mur d’enceinte rose) et les superbes côtes de l’ile. Un parcours magnifique qui doit rester dans toutes les mémoires. Merci Nounours pour la balade en 500GPZ ! On recommencera mais dans les détails. Demain, arrive le chef : un peu de stress ?...
 

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26 mai 2008 - Quel vent !

séance de qualification
J’ai oublié de dire que depuis vendredi, nous avons un vent pas possible, plus fort qu’à notre arrivée. Cette nuit a été mouvementée parce que j’avais l’impression que le vent allait coucher le CC et je n’étais pas rassurée. Les autres français sont plus protégés que nous là haut ! Nounours s’est levé plusieurs fois pour rattacher le barnum qui a de gros problèmes de prise au vent. Bref, une bonne nuit blanche comme on les aime ! Hier, la moto faisait des écarts même en ville mais pour le barnum, c’est pire.

Au levé, comme d’hab, Nounours avait préparé le déj et partait à la douche ; Pimpon avait les yeux encore plein de sommeil et moi un peu fripée tout de même.
Nounours s’attaque à la poignée passager et, avec Pimpon, doit aller voir Kenny Howles pour le positionnement. Sympa Kenny : il nous a aidé pour trouver les bons pneus, un morceau de tôle pour protéger l’arrivée d’air moteur qui était attaquée par le pneu avant, et maintenant la poignée.
De son côté, Pimpon s’attaque au barnum qui craque de partout : système D. Il avait trouvé des banderoles en plastique quadrillé style grillage. Nous avons découpé les oeillets avec leurs renforts et nous les avons collés à la colle chaude sur chaque oeillet du barnum. Eh ben, ça marche...

Au repas, Laurent Seyeux vient nous faire un p’tit coucou. Malgré le vent, il y a du soleil et c’est agréable sous l'auvent. Nous piquons un peu du nez mais il y a du boulot. Nounours doit aller chercher le pilote, Pimpon s’occupe de peindre la nouvelle boîte à air et moi, je finis de laver mes chaussettes !

Ca y est, le chef est là, tout trempé du Vigeant. Mais il est content : il a fait 3ème à la première course, 2ème à la 2ème course et 7ème au scratch et 2ème F2 au général (il peut être fier). Toujours est-il que la combine donne dans le style éponge et pèse au moins 10 kg ! pareil pour les gants, bottes, chaussettes et polo. Pour arranger le tout, il tourne avec ce matos dans 2 heures. Pourvu que ce soit sec ! Toujours avec mon copain système D : le pyjama de la combine accroché aux rétros de la moto au soleil, la combine ouverte avec une bouteille d’eau par terre, et le reste, y compris les bottes, sur un fil entre le rétro du CC et la poignée de la remorque. Heureusement qu’il y a du vent et du soleil !

Petit tour dans le paddock, à commencer par Kenny puis le TT Supporter Club et pour finir les français.

Retour au SC, il est 17h00, pour le rapport du mécano. Le CT est à 18h00 et il doit faire vérifier son équipement (mouillé !)... Nous allons tous les 4 au CT. L’équipement passe et le side aussi : il manque un fil de sûreté sur le bouchon d’huile ! A faire sur le champ et nous aurons la pastille d’entrée aux essais. Il est 20h00. A 20h45, ils sont toujours en PF. L’organisation a fait partir les newcomers avant les autres. Certains d’entre eux ont eu des accrochages, ce qui retarde d’autant le départ des autres.

Je viens d’apprendre qu’une assurance supplémentaire était nécessaire pour rouler en dehors des heures d’essais (parce qu’on a le droit ici de rouler avec son engin de course) c'est-à-dire qu’on doit attendre le camion de dépannage sur le circuit et non rentrer par ses propres moyens.

Avant 21h00, ils prennent enfin le départ et je prends plein de photos ! Etant donné le retard, ils n’auront droit qu’à un seul tour. Jean Louis est fatigué, frigorifié et humide dans sa combine trempée. Quant à Pimpon, il élimine le litre et demi d’eau qu’il vient d’ingurgiter par le "pipi de la peur" comme il l’appelle !
Pour le 1er tour, ils reviennent contents : 25:34:22 mais ils ne sont pas qualifiés. Pas grave : ils se rattraperont demain. Le règlement dit qu’ils doivent faire trois tours avant la date de la course, dont deux complets et dont un chronométré en dessous de 24 minutes. Le side car se tient bien et la route n’a pas été modifiée. Il s’agit maintenant de s’en rappeler...
Jean Louis liste les vérifs à faire pour demain mais demain est un autre jour...

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27 mai 2008 - Il pleut, il pleut ...

Ca a soufflé toute la nuit et ce matin, il pleut. Il va d’ailleurs pleuvoir toute la journée. Il y a des fuites à toutes les coutures du barnum et de l'auvent. Nous faisons attention à tout ce qui traîne.
Les hommes travaillent toute la matinée sur le SC, vérif d’huile, essence, pneus, amortisseurs, freins etc... Kenny vient nous voir et nous donne de bonnes infos pour continuer dans de bonnes conditions.

Après le repas, sieste chez les Hergott (y’a rien d’autre à faire), Nounours bidouille sur le SC et Pimpon a disparu (une habitude chez lui).

Il est 16h00 et il pleut toujours. Nous ne savons pas s’il y aura des essais ce soir. Le temps est mauvais et il paraît que si les 2 hélicos ne tournent pas, il n’y a pas d’essai et nous ne les avons pas entendus de la journée. Nounours va se renseigner et les hélicos décollent enfin : essais prévus. Il est 18h15.

Nounours et Pimpon montent le SC au CT pour le PF (je l’ai fait exprès !) et attendent le pilote là haut. Départ prévu à 20h mais avancé à 19h30 ; Jean Louis, sûr d’avoir tout son temps pour monter, s’arrête pour discuter avec MIG. Les deux autres là haut, étaient un peu énervés quand on est arrivé : certains SC étaient déjà partis depuis un bout de temps déjà ! Il est monté dessus si vite que je n’ai pas eu le temps de prendre une photo...

Ils ont pu faire deux tours et tant mieux : 27:57:78 pour le 1er et 30:37:69 pour le 2ème le tout sous la pluie. Ils sont libérés de leurs trois tours et de leurs deux tours complets. Il reste le tour en moins de 24’ !

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28 mai 2008 - Pluie ... et brouillard

Levé aux aurores pour le chef...5h 45 faut faire des recos.

Premier tour, panne d’essence...pas content JL, deuxième tour, de la flotte et du brouillard, toujours pas content JL. La journée ne commence pas au mieux... Il pleut toujours et toujours. On a du brouillard en plus. Journée à tourner dans tous les sens et le temps ne se lèvera pas. Les hélicos sont au sol.

Soirée à l’apéro chez Claude Montagner avec la bande de Ch’tis et les autres français. L’un des Ch’tis, Ramon, a trouvé un surnom à Jean Louis : patte de poulet parce que ergot ! Sacrée bande de rigolards et ils ne pleurent pas tous les jours au TT...

Nounours a fini la soirée avec Pierrot, un autre Ch’ti, à discuter mécanique. Il reste Charles Henri, le grand, qui cherche toujours une cote de travail à sa taille ! Tous sympas et qui vous rendent service si besoin avec le sourire.

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29 mai 2008 - Ça roule mais ça casse

Levé à 9h00 : plus ça va et plus on se lève tard ! Oh surprise : le soleil est là et pas un brin de vent. Génial, on va en profiter.

Il ne reste pas grand-chose à faire sur le SC : juste changer les pneus et vérifier les plaquettes de freins. Ces dernières ont posé un problème au CT, elles semblaient trop minces ! Allez leur expliquer en anglais qu’elles sont comme ça quand on les achète ! Jean Louis s’est débrouillé pour voir un contrôleur pour lui présenter des plaquettes neuves : c’est OK.

De mon côté, j’ai couru pour obtenir une machine à laver : il fait beau et il faut que j’en profite. Les beaux jours sont comptés !

Mr BIGGS, préparateur de son état, est passé nous dire bonjour à midi. Discussion technique avec le chef.

18h00 : CT. Ils montent. Pimpon doit redescendre pour se préparer.
19h45 : ils sont prêts et arrivent au PF. Entre temps, ils se sont préparés des boissons énergétiques, lavé les visières et scotché des tear offs (double visière de protection en plastique). Ils attendent le départ. Jean Louis s’aperçoit au dernier moment qu’il a oublié ses boules quiès : qui c’est qui courre ?

Ca y est, le départ est donné. Nous allons les prendre en photo tout devant, là où chaque départ est donné par un gars qui vous tient par l’épaule et qui enlève sa main lorsque son collègue lui fait signe que c’est bon. Nous les voyons tous défiler et nous sommes à 3 mètres à tout casser. Il y a aussi les imprévus tels que ce singe qui perd une des attaches de la visière de son casque ou cet autre qui a le side qui ne veut pas démarrer... Bref, des choses dont notre attelage ne sera jamais au courant.

Il est enfin parti et il a laissé de la gomme sur la ligne de départ : ils sont tous énervés quand ils prennent le départ...

Nous remontons dans les stands et nous nous plaçons sur le bord de la route comme d’hab. En général, au bout de 20 minutes à l’horloge, le 1er revient déjà et nous comptons les sides jusqu’à Jean Louis mais au bout de 30 minutes, ils ne sont toujours pas passés ; au bout de 45 non plus : nous commençons à avoir peur et à faire des plans pas possibles ! Nous entendons le speaker parler d’eux mais à chaque fois un side passe et nous n’en savons pas plus. C’est alors que les Leblond rentrent et François me dit qu’ils sont dans le virage de Glen Helen mais qu’ils n’ont rien. Ouf !

Nous rentrons au paddock en les attendant puisqu’un camion de l’organisation ira les chercher. Nounours prend tout de même le solo pour aller voir. Ils rentrent entre temps et Nounours est toujours sur la route. De retour, il nous apprend qu’une voiture l’a poussé mais qu’il n’a rien ! re-ouf ! nous les cumulons aujourd’hui.

Quant au side, nos zoulous ont cassé la chaine et ils sont restés sur le bord de la route. Les travaux sont pour demain....

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30 mai 2008 - Nous sommes qualifiés

Aujourd’hui, le soleil est encore là.
Hier soir, les gars n’avaient pas trop le moral. Normal, le temps qualif qu’ils devaient faire n’existe toujours pas. Le stress est là puisqu’il ne reste que ce soir pour les essais. Demain, c’est la course A.

Le side a été retapé comme il faut ce matin : Nounours s’est occupé du poly puisque la chaîne a détruit l’intérieur de l’assise à la hauteur de la hanche du pilote, Jean Louis s’est occupé de la chaîne à remplacer (rivetage, mise en place, assiette) et Pimpon a aidé à tout cela. A midi, tout est presque fini. Cet accident aurait pu être plus grave : outre le fait que la hanche du pilote est passée très près de la cata, la chaîne, elle, est passée très très près du casque et du dos de Pimpon. Avec le sens de roulement, elle a été éjectée vers l’arrière et est remontée avec l’élan au dessus du passager. Ils l’ont retrouvée à 1 km en aval et ils n’auront couru que 15 kms...

Pour me changer les idées (y’en a marre du paddock !), je descends en ville comme une grande et quand je dis "descends" c’est vraiment à pic... Je peux vous dire que pour remonter, vous avez les pieds en parallèle avec les jambes ! Je suis allée à la Banque de l’ile de Man où vous donnez 40€ et ils ne vous refilent que 29£ en échange. J’ai trouvé quelques souvenirs mais j’aurai aimé trouver ces fameux Wrangler à pas cher, mais je vais y arriver car j’arrive à bien cerner la ville maintenant. Je remonte pour 18h00 avec un mal de crâne d’enfer, juste pour le CT.

Il est 19h00 et c’est bientôt le départ. Nounours est parti avec les Ch’tis sur Ballaugh Bridge, le plus célèbre saut du TT. Jean Louis se prépare et boit ses boissons énergétiques. Quant à Pimpon, il se balade encore et sa boisson a déjà été avalée : il appelle ça du "black carburant" (c’est une boisson au cassis qui se dit black current). Il n’est pas possible ! ce matin, il voulait attraper une mouette pour la balader en laisse ! va savoir pourquoi...

séance de qualification
Ils se préparent et nous montons tous les trois au CT. Je sens qu’ils sont tendus : c’est les derniers essais et ils n’ont plus le droit à l’erreur... Le départ est donné : ils partent deux places avant les Leblond. Départ impeccable. Je croise les doigts pour qu’ils fassent le tour : eh oui, tout le monde est stressé, ce qui n’arrange pas mon mal de crâne.

Je reste sur l’extérieur des stands, là où ils passent à 2 m de vos orteils ! je suis omnubilée par l’horloge... Ils sont partis à 20h05 et j’attends patiemment que l’heure veuille bien tourner. Normalement, ils devraient passer pour se qualifier entre 25 et 27 max. Je vois tous les autres sides passer mais pas d’araignée... juste pile poil entre 25 et 27, ils passent et continuent pour un 2ème tour. Pour moi, ils sont qualifs ! On verra bien au 2ème tour. Ils doivent être à l’arrivée entre 20h45 et 20h50. Le stress vient de tomber d’un coup. Pas d’ennui technique ni d’accident. Ils viennent de sortir le drapeau à damier. Donc 2 tours, pas plus. Les revoilà tous et l’araignée repasse à mon avis dans son temps. Pour moi, ils sont qualifs aux 2 tours. Vivement les feuilles de temps qu’on soit sûrs. Ils en ont parlé à la radio manxoise mais c’est toujours quand un side passe ! Ils sont sûrs d’avoir réussi... Retour au paddock.

Je suis désolée mais je ne peux raconter rien de plus puisque j’ai disparu dans mon pieu vers 21h30 sans manger avec un mal de crâne à se tirer une balle dans la tête ! La suite au prochain épisode ...

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31 mai 2008 - Race "A", on s’explose !

Le soleil est encore au rendez-vous et encore plus que d’habitude.
L’équipage commence à se dire qu’ils vont cuire sur la ligne de départ : jamais contents !
Après une petite remise en forme du SC, un léger repas et concentration (de tomates). Mike Richard vient nous taxer un peu de café avec sa femme mais surtout pour revoir et régler les suspensions du side. Kenny arrive à la charge aussi. On n’a pas fini de "luncher" qu’ils sont tous là... Mike nous règle ça les deux doigts dans le nez avec l’approbation de Kenny. Ils repartent, invités pour le champagne ce soir. Nounours qui revient du CT prévu à 12h00, me dit qu’il nous faut des pass pour monter à la tribune au dessus des stands et je fais mon petit km pour aller les chercher. Une fois revenue, Jean Louis était inquiet de l’heure de départ : je remonte !.... Le départ est donné à 15h00 mais ils doivent être au PF à 14h30. Je redescend et ils se préparent en vitesse : ils sont à la bourre ! il est 14h15.

Le départ n’est pas donné dans le même endroit que les essais ; le départ des essais est donné dans la ligne droite en avant des stands et le départ de la course se donne en arrière de la ligne des stands sous les arbres. Qui dit arbre dit ombre ! Ils vont enfin finir de râler... ça y est, ils se mettent tous à la queue au bord du trottoir en ligne droite. Puis le premier, Molineux, part : il a fait 10 m et il a cassé ! Le 2ème, Crowe, le 3ème, Holden, et ainsi de suite... jusqu’à Jean Louis et Pimpon qui bichent devant les drapeaux ! Photos obligatoires.

Ils sont partis et je ne les ai pas trouvé trop anxieux : ils étaient devant Claude Montagner et ils n’ont pas eu trop le temps de penser au départ !

Nous voilà dans la ligne droite des stands : l’horloge est toujours là et je sais qu’ils sont partis à 15h09 ; on va voir... les premiers reviennent au bout de 19 à 20 mn et l’araignée fait 22:49:80 : ils ont battu le temps des essais et nous sommes aux anges. 2ème tour engagé, la course se fait sur 3 tours.

Ils n’auront malheureusement pas le temps de finir le 2ème tour : d’après les dires des autres SC, ils se sont fait pousser par derrière, un side avec lequel ils ont passé la ligne des stands en bagarre, l’un à côté de l’autre, ce qui a fait applaudir tout le monde. Je suis inquiète : je ne sais pas dans quel état je vais les récupérer ! Tous les autres sont rentrés donc je sais qu’il ne finira pas en roulant...

Je monte au PC course et je reçois un appel de Jean Louis qui me dit que Pimpon s’est fait mal à la cheville et que lui n’a rien. Ouf ! D’un autre côté, je croise les autres SC qui me disent que le side s’est fait poussé et que Pimpon a volé au dessus de la machine et qu’il était debout adossé à un mur. Qui croire ? Je retourne au paddock avec Nounours et les Ch’tis et j’attend Jean Louis.

Il est de retour et nous dit que le side n’a que la carène abimée et qu’il a pu redémarrer sans problème. Quant à Pimpon, il serait parti en hélico à l’hôpital de Douglas. Jean Louis n’a rien sauf peut-être un genou enflé et une cheville égratignée.

Charles Henri est parti voir Pimpon à l’hosto et Jean Louis est parti faire un tour. Pendant ce temps, Mike Richard vient me faire une petite visite pour prendre des nouvelles et me rassurer, avec sa femme. Trop gentils qu’ils sont ces anglais... Je vous tiens au courant pour la suite.

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1er juin 2008 - Un rectificatif important

La soirée de samedi a fini à l’hosto pour voir Pimpon. Charles Henri y avait été le premier et l’a trouvé abattu. Normal : l’adrénaline trouvée en course redescendait et il se relâchait. Du coup, Jean Louis et moi sommes allés à notre tour le voir pour lui amener ses papiers et au moins un change. Nous avons trouvé un hôpital nickel chrome avec des infirmières super gentilles. Un seul étage mais des couloirs immenses. Pimpon avait été emmené des urgences à l’étage et se trouvait dans une chambre à 4 lits avec rideau (bizarres les anglais). Nous l’avons trouvé limite moral au plus bas mais il a quand même retrouvé le sourire avant qu’on parte. Il nous a raconté au moins deux fois ce qui s’était passé à son avis puisque nous ne le savions toujours pas.

Donc, pour être claire et précise, ce fut comme ceci :
Ils ont pris le 1er virage de Waterworks aisément puis, dans le second, sans autre avertissement, le side est parti tout droit, l’aile a tapé dans une botte de paille, ce qui a fait planter le nez dans la deuxième botte pour finir en soleil. Jean Louis s’est retrouvé face à terre et Pimpon éjecté au dessus du side (puisque soleil). ILS N’ONT DONC PAS ETE POUSSES contrairement à ce qui m’a été raconté à chaud. TOUTES MES EXCUSES AU SUIVANT et je ferais attention la prochaine fois.

Ceci étant dit, Pimpon nous a dit manquer de Guiness ! ça vous étonne ??? mais il avait les infirmières... L’infirmière qui s’occupait de lui m’a fait savoir que si sa cheville diminuait de volume pendant la nuit, il serait libre dimanche matin, donc...

En revenant au paddock, nous avons trouvé Nounours plié en deux au dessus du side : verdict : petite fuite d’essence et gros travaux de poly. La carène est éclatée mais elle a amorti à 95 % le choc, les 5 % qui restent sont pour les bonhommes... Ca aurait pu être beaucoup plus grave !!!! D’ailleurs Jean Louis a très mal à son genou droit. Il aurait du faire une radio lorsqu’on était à l’hosto : mais non, comme d’hab !

Dimanche matin, il fait gris et on sent la flotte arriver. Jean Louis a dormi par intermittence et il se lève vers 7h00. Il ne le dit pas mais il a très mal, c’était gagné d’avance. En l’espace d’une demi heure, il décide d’aller à l’hosto, en solo et tout seul ! Nounours dort toujours... Donc, avec Nounours, douches et 1er boulot : trouver un véhicule pour aller à l’hosto. Les Leblond nous prêtent leur VOXAN : merci beaucoup à eux deux, et nous voilà partis pour l’hosto avec les papiers d’assurance (on ne sait jamais). Nous trouvons le pilote et le passager dans la même chambre : Jean Louis se serait froissé les ligaments du genou (presque prévisible) et Pimpon ne sortira pas aujourd’hui puisque sa cheville n’a pas dégonflé et le toubib veut vérifier par scanner si le calcanéum est intact. Il sortira peut être demain ! Mais dans l’immédiat, le Pimpon est d’attaque, il a bien dormi cette nuit et sa cheville le lance de temps en temps. Ca ne l’empêchera pas le moins du monde à redemander sa Guiness à l’infirmière !!!

Au retour, nous nous arrêterons chez les français pour donner des nouvelles fraîches et les Ch’tis décident d’y aller avec de la Guiness et du saucisson de chez les Leblond. Je pense qu’il va sortir plus tôt que prévu !!!! (it’s a joke...)

Cet après midi, c’est intellectuel : finir mes "au jour le jour" sur le TT. Je dois bien ça à toutes les assistances de chaque pilote ! Je dirais presque que nous sommes les éponges de chaque organisation : nous encaissons les fous rires comme les colères et nous devons être au devant de l’intention à venir. Tout le monde ne verra pas les choses comme moi bien sûr et tant mieux.

Pour être plus générale, j’ai apprécié le voyage avec mes deux compères et j’étais contente de retrouver Jean Louis. Pour le TT, vu que c’était mon premier, je n’ai pas pu faire de comparaison mais le principe de l’assistance est toujours le même (tout du moins pour moi : bouffe, préparation de l’équipement, suivi sur grille, bobos, etc...). Ce qui n’empêche pas que nous avons passé de bonnes soirées avec les uns ou les autres.

Il n’y a qu’une chose qui m’a déplu et c’est le fait que les informations précises concernant les équipages (que ce soit pour nous ou pour les autres) ne nous parviennent pas à temps comme un départ avancé par exemple ou des informations administratives tout bêtement mais, bon, ce sont les aléas de la course ! heureusement que je baragouine l’anglais encore un peu...

A propos, il me reste l’organisation du TT : je dois dire que j’applaudis toutes ces personnes qui travaillent bénévolement ou non sur cette course. Ca ne doit pas être évident de travailler dans ces conditions. Je ne connais bien sûr pas beaucoup de personnes mais j’ai apprécié l’accueil de Jacquy Dawson qui a toujours le sourire, ou de Paul à l’entrée avec ce jeune garçon qui nous a placé dans le paddock et qui est revenu le lendemain nous demander si tout allait bien : il m’a rendu de grands services et je remercie sa patience.

J’ai encore plein de choses à dire sur mon premier TT mais je pense qu’il est temps de finir cette grande page de la saison de Jean Louis et d’écrire les nouvelles sur le championnat de France.

Un p’tit bisou anglais : SMACK from MEDGE

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3 juin 2008 - Préparation du retour

Eh oui, j’avais dit que je vous "kissais" à l’anglaise mais je ne peux pas m’en empêcher : cette fois-ci c’est la der !

Pimpon est sorti de l’hosto ce matin tout rigolard avec dans l’idée, à mon avis, de finir à la Guiness... Il n’a pas arrêté de marcher toute la journée, sauf pour fêter son retour dans tous les paddocks français et anglais qu’il connaissait et donc : il a fini chez les Ch’tis, rond comme une queue de pelle !!! Il voulait absolument nous payer un coup au pub d’en haut mais ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il avait très mal... J’ai dû aller le coucher en lui bottant le train arrière mais il n’a pas fait de vieux os arrivé sur le lit ! Quant à moi, je suis retournée chez les Ch’tis ... Teyh, pardi !

Nous avons commencé à remballer le barnum dans l’après midi et heureusement. Jean Louis, après approbation de tout le monde, a voulu changer les billets de bateau. Nous y allons en solo et là : possible pour mercredi matin à 4h00. Nous ne prenons pas le billet et nous remontons voir si les autres sont d’accord. Pas de problème. Vers midi, je téléphone pour confirmer et on me répond qu’il n’y a pas de bateau à 4h00 du mat ! Coup de sang : Jean Louis redescend tout seul et trouve un autre bateau et pour mercredi 19h45.

Nous plions le maximum de choses et nous finissons la journée en organisant un apéro général sous l'auvent (fallait bien finir les bouteilles...). Ne croyez pas tout ce que je dis : nous avions amené 5 bouteilles de champ pour fêter dignement le TT2008 ! Alors nous avons invité tous les français qui sont tous venus (ça c’est génial !), Mike Richards et sa délicieuse petite femme, et d’autres... Une bonne trentaine de personnes : pas assez de verres, pas assez de champ, mais qu’à cela ne tienne, Barbara Chenu à tout ce qui faut pour les verres et pour le champ tant pis, on finira le rouge !!! Et on a fini donc, chez les Ch’tis !

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4 juin 2008 - L’araignée : le retour

Nous avons fini de ranger tout ce qui traînait encore et Jean Louis me demande à quelle heure nous devions être au port ce soir. Imaginez un peu la scène : je prends la réservation modifiée et là, je m’aperçois que la réservation n’est pas pour ce soir mais pour mercredi prochain !

J’ai vu le doute s’installer sur le visage de Jean Louis : "c’est pas possible, tu lis mal, j’ai bien réservé pour ce soir !". Que voulez vous que je lui réponde ? Je lui tends le papier. Et là, je dois téléphoner immédiatement, rapidement, sur le champ ! Au téléphone, la standardiste me répond qu’il n’y a plus de place sur le bateau de ce soir, qu’on doit garder notre réservation pour le 09/06/08, qu’il n’y a pas d’autres places sur un autre bateau avant... Jean Louis a essayé de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une erreur de leur part mais elle n’a rien voulu entendre (ne pas comprendre les arrange parfois très bien !). Re-coup de sang ! Il doit être 13h00. Je n’ai jamais vu quelqu’un plier aussi vite ! Remorque attachée au CC, moto jetée devant le camion de Jean Claude Huet qui a bien voulu me la ramener et je l’en remercie, pas d’au revoir à quiconque, nous voilà déjà sur le port en train de faire sitting carrément devant les quais...

Devinez qui s’est attelée à avoir un billet pour le soir ? Mezig ! et je suis roublarde quand je veux quelque chose. Avec mon air de pas y toucher, j’explique à la jeune demoiselle en face de moi, que j’ai un passager qui sort de l’hosto, qu’il est mal en point et que nous devons absolument aller à l’hosto en France "immediatly" ! Cette jeune demoiselle a dû faire 4 ou 5 aller-retours vers son chef et au bout d’une ½ heure, elle est revenue avec un billet pour 19h45 ce soir. Elle est pas belle, la vie ? Nous arrêtons donc le sitting sur les quais et nous trouvons une place sur un parking pas loin. Nous sortons la table, les chaises et à bouffer. Nous digérons avec une ballade dans Douglas pour les derniers souvenirs pas encore achetés. Dernières photos !

Nous grimpons sur le bateau, il est l’heure. Petits silences entre nous... et tout à coup, des moteurs d’avions ! et ben, nous avons eu droit à une représentation d’enfer avec 2 avions surmontés d’un cavalier harnaché. Grandiose. Jolie fin pour cette aventure anglaise de 3 semaines. Ca y est, nous partons. A bientôt, "Mann" !

Arrivée à Heysham. Nounours prend le volant. Jean Louis a mal à son genou et Pimpon ne sait plus comment mettre sa cheville. Nounours pilote (y’a pas d’autres mots pour décrire comment il prend les rond points et le sens inverse !) et je le dirige. On ne s’est trompé qu’une seule fois et on s’est fait arrêter par les Cops une seule fois aussi !
L’erreur de trajectoire : juste avant Londres et on a du se taper le périph londonien et tous ses feux rouges.
Les Cops : sur l’autoroute avant notre erreur de trajectoire. Nounours avait "oublié" de mettre ses clignotants avant de déboîter et il s’est fait klaxonner par un camion. Jusque là tout va bien sauf que le camionneur a avertit les Cops que nous ne mettons pas les clignotants (very chocking !). Si ça pouvait marcher comme ça en France, y’aurait moins de conducteurs du dimanche... Dans les 10 mn, nous nous sommes fait arrêter sur le bas côté, même pas demandé nos papiers parce que nous français et pas beaucoup parler mais comprendre que pas clignotants ! Ils auraient pu nous prûner, ce qui aurait été presque logique, mais ils nous ont gentiment donné la direction à prendre pour Douvres (route que nous n’avons jamais suivie... puisque nous nous sommes trompés).

A Douvres, changement des billets : OK et le bateau part dans ¾ d’heure. On va aller plus vite que le bateau bientôt ! Mince, y’a des bus entiers de jeunes : ça va être la foire générale sur le bateau et ça n’a pas loupé.

Arrivée à Calais. Nous déposons Pimpon à Arras chez sa grand-mère. Poignées de mains, bisous et tout ça et tout ça... en espérant qu’il répondra un peu plus souvent à son téléphone portable ! et toc, c’est écrit !

Pour nous trois, ce n’est pas terminé : nous devons faire un crochet par Paris cette nuit. Et oui, Jean Louis ne fait pas les choses à moitié et il avait promis à sa sœur de déposer la table, les bancs et le barnum. Un petit crochet de 400 kms et c’est chose faite à minuit et demi. Sur ce, nous reprenons la route vers Caen et ensuite Rennes. Nous nous arrêtons sur une aire de repos après Mantes et tout le monde se couche. Chouette ! Après tant de kms et trop peu de sommeil, nous sommes bien contents que ça s’arrête un peu. Il est 2h30 du mat. Nous ne nous relèverons qu’à 10h00 le lendemain, toujours sur l’autoroute, et Nounours veut son café ! Dernière ligne droite avant la fin.

Voilà. Nous sommes vendredi et nous sommes arrivés avec un jour d’avance quand même sur l’itinéraire prévu. La Bretagne est sous le soleil (enfin) et nous rangeons toujours tous les trois qui la remorque, qui le CC.

Cette fois ci, c’est bien la der !
Des tas de choses à dire encore mais vous vous en lasseriez.
Faut toujours s’arrêter quand les choses sont encore bonnes...

BIG KISSES FROM MEDGE
SEE YOU LATER...

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